1901 Légion d’honneur et médaille militaire

Bulletin des lois de la République française

01-01-1901 (N3552) 2302 – 2303

No 63,326. — Décret du Président de la République française (contresigné par le ministre de la guerre) qui nomme au grade de chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur :

TROUPES MÉTROPOLITAINES.

M. Pettelat (André-Gaston), lieutenant d’infanterie au bataillon étranger de Madagascar; 7 ans de services, 6 campagnes, 1 blessure (Madagascar).
Brillante conduite dans divers engagements et notamment le 24 juillet 1899, à Tsiamalea, où il a été grièvement blessé d’un coup de feu.
[…]

L’appellation Régiment de marche de Madagascar concernait en 1900, deux bataillons de marche de Légion, un installé dans la région de Diégo, l’autre à Belo.
Le bataillon de Diego Suarez était formé par le 2e Bataillon du 2e Etranger. Il comprenait : 1 EM, les 5e, 6e 7e et 8e Compagnies.

N° 63,327- — Décret du Président de la République française (contresigné par le ministre de la guerre ) qui confère la médaille militaire aux sieurs :

TROUPES MÉTROPOLITAINES.

1er régiment étranger


Weigel [Jules), adjudant au 1er régiment étranger; 11 ans de services, 11 campagnes (Tonkin.)

Daubies [Victor], soldat au 1e régiment étranger; 14 ans de services, 14 campagnes. (Madagascar.)

Goerich [Frédéric], soldat au 1er régiment étranger; 14 ans de services, 14 campagnes. (Tonkin.)

Pellier (Philippe-Elzéard);, soldat au 1er régiment étranger; 14 ans de services, 14 campagnes. (Tonkin.)

Zurcher (Frédéric), soldat au 1er régiment étranger; 13 ans de services, 13 campagnes. (Madagascar.)

Waltner (Jean), soldat au 1er régiment étranger; 13 ans de services, 13 campagnes. (Madagascar.)

Félix (Jean-François), soldat au 1er régiment étranger; 13 ans de services, 13 campagnes. (Tonkin.)

Hofer ( Adolphe ), soldat au 1er régiment étranger; 13 ans de services, 13 campagnes. (Tonkin.)

Ehresmann (Jacques), soldat au 1er régiment étranger ; 14 ans de services, 11 campagnes. (Madagascar.)

Schneider (Auguste), soldat au 1er régiment étranger; 11 ans de services, 11 campagnes. (Tonkin.)

2e régiment étranger

Souliat (Léon – François), adjudant au 2e régiment étranger; 13 ans de services, 13 campagnes. (Madagascar.)

Dalicieux (Michel), sergent au 2e régiment étranger; 13 ans de services, 13 campagnes. (Tonkin.)

Schmidt (Charles), sergent au 2e régiment étranger; 13 ans de services, 13 campagnes. (Madagascar.)

Vincent (Oscar-Etienne), sergent au 2e régiment étranger ; 13 ans de services, 13 campagnes.

Lucas de Peslouan (Eugène-Frédéric-Bfarie), sergent au 2e régiment étranger ; 14 ans de services, 12 campagnes. (Tonkin.)

Jedinowicz (Ladislas), sergent au 2e régiment étranger; 12 ans de services, 12 campagnes. (Tonkin.)

Haggi (Jean-Godefroy), sergent au 2e régiment étranger; 12 ans de services, 12 campagnes. (Tonkin.)

Poirier (François- Alexis) , sergent au 2e régiment étranger; 16 ans de services, 7 campagnes. (Madagascar.)

Rohr (François – Bernard), sergent au 2e régiment étranger; 11 ans de services, 11 campagnes. (Tonkin.)

Valdenaire (Charles-François), caporal au 2e régiment étranger; 16 ans de services, 12 campagnes. (Madagascar.)
Koppel (Ignace), caporal au 2e régiment étranger; 13 ans de services, 13 campagnes. (Tonkin).

Pelcot (Paul-Arsène-Bénoni), caporal au 2e régiment étranger; 12 ans de services, 12 campagnes. (Tonkin.)

Klay ( Gottlieb-Théophile ), soldat au 2e régiment étranger ; 14 ans de services, 14 campagnes. (Madagascar.)

Maeck [Joseph], soldat au 2e régiment étranger; 14 ans de services, 14 campagnes. (Tonkin.)

Hneber [Joseph], soldat au 2e régiment étranger; 14 ans de services, 14 campagnes. (Madagascar.)

Schneider (Michel) , soldat au 2e régiment étranger; 14 ans de services, 14 campagnes. (Tonkin.)

Nouguès (Jean-Baptiste) , soldat au 2e régiment étranger; 14 ans de services, 13 campagnes. (Tonkin.)

Verdun (Alfred-Gaspard-Marie), soldat au 2e régiment étranger; 13 ans de services, 13 campagnes. (Madagascar.)

Gérard (Charles – Nicolas), soldat au 2e régiment étranger; 13 ans de services, 13 campagnes. (Madagascar.)

Bonazza (Luigi-Maria), soldat au 2e régiment étranger; 13 ans de services, 13 campagnes. (Tonkin.)

Analysis of Médaille Militaire Recipients

General Overview

All the men listed were awarded the Médaille Militaire by decree of the French President, countersigned by the Minister of War. They served in either the 1e or 2me Régiment Étranger

Key Patterns and Commonalities

AttributeObservation
RanksMostly soldiers, corporals, and sergeants; only a few were adjutants.
Years of ServiceRanged from 11 to 16 years.
CampaignsMost had one campaign per year of service, showing consistent deployment.
LocationsCampaigns were primarily in Tonkin and Madagascar.

Criteria for Receiving the Medal

The Médaille Militaire was traditionally awarded for:

  • Long and faithful military service.
  • Repeated participation in military campaigns.
  • Acts of bravery or dedication in foreign operations.

In this case, the awards appear to be based on:

  • Sustained service over a decade or more.
  • High number of campaigns, often matching the years of service.
  • Deployment in colonial theaters, especially Tonkin and Madagascar.

Notable Exceptions

  • Poirier: 16 years of service but only 7 campaigns — possibly served in non-combat or support roles.
  • Ehresmann: 14 years of service, 11 campaigns — slightly below the typical ratio.
  • Vincent: No campaign location listed — could indicate multiple locations or a clerical omission.

Summary

These awards reflect a clear pattern: long-serving legionnaires who consistently participated in overseas campaigns, particularly in French colonial territories. The medal served as recognition of their endurance, loyalty, and operational commitment.

Tsiamalea 24 juillet 1899

Revue des troupes coloniales
Historique de la pénétration Française
dans la région d’Ikongo a Madagascar

[…] Le 14 juin, le lieutenant Letondot fait une reconnaissance dans la vallée de la Sahavondrony, Il apprend que Tsiandraofana et ses fils sont sur l’Ikarakaraka ; Tsiarava et Andriantsirary, sur l’Antamboholava ; Andriampanoha et Impancsy, sur l’Ankaramena, aux sources de I’Ivolondro.
Le capitaine Morel en colonne dans la région d’Ambatofotsy, de Belcmoka et de Sahasinaka, rentre alors à Fort-Carnot.
Lé 21 juin, il envoie les lieutenants Pettelat et Chat, avec 20 tirailleurs et 80 miliciens, occuper le nœud de routes de Tsiainovoa. Ils doivent passer par Vinanitclo et Itaolana, puis barrer aux rebelles ch; Vlharakaraka les routes du Betsilco et de l’Ankaramcna. La colonne comprend, outre l’administrateur en chef Besson, 6 officiers, 93 sous-officiers et soldats européens, 85 Sénégalais, 52 tirailleurs ou miliciens malgaches, 100 bûcherons betsilco. 200 borizana (1). Le 24 et le 25 juin,

(1) Borizana ou bourjanes ; nom donné aux indigènes de basse classe et de condition libre ; en particulier aux porteurs du Betsiléo et de l’Imerina

Le 24 et le 25 juin, les deux villages d’Ambatofîsaka et le mont ïharakaraka sont occupes sans résistance. Le 26, les légionnaires gravissent les gorges de l’Ivolondro. A 8h.30 du matin, la section du lieutenant Bidal se trouve brusquement à six pas d’une tranchée barrant le sentier et habilement dissimulée. Le capitaine Morel, le lieutenant Bidal, le sergent Archiéri, 6 légionnaires sont blessés par une grêle de sagaies et de pierres.
Le légionnaire Messner est tué raide d’une sagaie en plein cœur. Le lieutenant Bidal prend le commandement. Par son feu, il contient les Tanala qui se montrent déjà sur le parapet ; vers 10 heures, il enlève la position à la baïonnette. On trouve dans la tranchée le cadavre d’Impanesy, au milieu d’une marc de sang.
Le 28 juin, la colonne rentre à Fort-Carnot. Une colonne commandée par le capitaine Docteur parcourt l’itinéraire Bakatra, Sakasinaka, Fort-Carnot.
Elle livre combat, le 8 juillet, dans la vallée de la Betona. Le capitaine Morel apprend par Ramalama et Pitaka qu’un rassemblement de rebelles se trouve au confluent du Manambondro et de la Manitanana. 11 part aussitôt de Fort-Carnot avec 5 officiers, 32 sous-officiers et légionnaires, 50 Sénégalais et 50 tirailleurs malgaches, et bivouaque le 23 juillet sur la rive gauche du Manambondro en face du village fortifié de Tsiamalea.
Toute la nuit, les Tanala sonnent de l’Antsiva, allument des feux, travaillent aux remparts et tirent des coups de fusil sur nos sentinelles.
Le 24 juillet, des indigènes nous indiquent un sentier permettant de tourner le village. Les Tanala, s’attendant à être assaillis de face, s’enfuient à l’exception d’une soixantaine qui nous opposent une résistance acharnée. Notre ligne d’attaque est à 50 mètres du parapet, que le chef de village s’écrie :
« Les Valiaza peuvent venir, leurs fusils ne tuent pas. »
On le trouve mort dans la tranchée.
Un lieutenant [Pettelat], un sergent, deux tirailleurs et un conducteur sont blessés au moment de l’assaut ; beaucoup d’indigènes sont blessés par les petits piquets formant défenses accessoires.
Le 20 juillet, la colonne rentre à Ankarimbalo. Un canon de 80 millimètres de montagne est envoyé dans l’Ikongo.
Le village de Moramandro est bombardé le 24 août ; ceux de Yohitsikera et de Maromanditra, le 26.
Le 28 août, l’administrateur en chef Besson enlève le repaire de Lavasomotra au pied du Vohitrandriambavy.
Le 19 septembre, le capitaine Morel, à la tète d’une dernière colonne, bivouaque sur l’Isahaorana.
Le 20, il est accueilli à hauteur de Yohimamo par une violente fusillade. 11 bombarde et occupe une deuxième fois Tsia- malea.
Le 21, il s’empare de la même façon du village de Yohimamo, lorsqu’il reçoit l’ordre de remettre l’Ikongo aux mains de l’autorité civile.
Le 15 octobre, Andriama- napaka fait sa soumission. Cependant, la situation de l’Ikongo est encore loin d’être calme. Andrianpanoha, Andrianmanetona, Andriantsime- rina tiennent toujours la brousse.
Le 31 décembre 1900, 50 Bara, sous le commandement de Tsiahoro, rejoignent Andrianpanoha au village d’Analamaloka, dans les gorges du Mainlimbahatra.
Le 2 janvier 1901, le lieutenant Lihersart ouvre le feu sur leur repaire ; le 3, le sous-gouverneur Bamalama avec 25 partisans et 100 Tanala armés de haches et de sagaies découvre la grotte où se cache Andrianpanoha. Une violente fusillade s’engage au son des chants de guerre bara, et la bande se disperse.
Le 5 février, le bruit court qu’Andriampanoha, Izaita Aiidriambclo et Andriantsimcrina seraient partis avec Isiaoro dans la région de l’Iantara ; mais ces renseignements sont faux, car Andriantsimcrina se trouve près d Anlokotoko. Sivy entre en négociations avec lui et, le ~ mars 1901, il le décide à venir se soumettre à Fort- Carnot.

13-12-1899 Journal officiel de Madagascar et dépendances

Le 15 mai dernier, le commandant du secteur d’Ikongo était prévenu qu’une révolte était sur le point d’éclater.
Le lendemain, un petit détachement envoyé dans un village voisin tombait dans une embuscade et presque tous les hommes qui le composaient étaient blessés plus ou moins grièvement.
Cette agression devint le signal d’une révolte générale dans tout le pays d’Ikongo.

Le 20 au matin, une bande de 2 à 300 Tanala attaqua Fort-Carnot; mais leur agression fut facilement repoussée, grâce à la présence d’un renfort de 50 miliciens reçu la veille au soir de Fianarantsoa à l’insu des agresseurs.

Le même jour, à la même heure, le poste de Sahalanony fut l’objet d’une attaque analogue et sa petite garnison ne réussissait à se maintenir qu’à grand’peine et après avoir subi des pertes considérables. La nuit suivante, le poste Sahasinaka fut enlevé par les habitants du village, de complicité avec quelques tirailleurs.

Sans rechercher les causes de cette insurrection, il faut constater qu’elle avait été longuement préparée et bien nettement dirigée contre notre occupation.

La répression ne se fit pas attendre. La 5e compagnie de légion, en route pour le cercle des Bara, arriva le 19 à Fianarantsoa et fut immédiatement dirigée sur Fort-Carnot. Son premier soin fut de rétablir la liaison entre les postes, ce qui eut lieu le 31 mai.

Presque à la même date, arriva à Fort-Carnot un détachement de 80 conducteurs sénégalais.

Nos troupes reprirent aussitôt l’offensive et commencèrent à travers la contrée une série de reconnaissances qui ont duré jusqu’à la fin de septembre, et au cours desquelles elles se sont heurtées à un nombre considérable de positions fortifiées bien défendues par les Tanala et dont l’enlèvement nous a, plusieurs fois, coûté des pertes sérieuses..

L’arrivée aussi rapide d’effectifs relativement considérables fit comprendre aux Tanala l’impossibilité d’échapper à notre autorité et amena les moins résolus d’entre eux à envisager l’idée de se soumettre à nouveau. Les soumissions commencèrent, en effet, au 1er juillet, et, à la fin de septembre, la plupart des chefs avaient déjà réintégré leurs villages. L’insurrection était à peu près terminée.

Le Général est heureux d’exprimer toute sa satisfaction aux troupes qui, par leur résistance à la fatigue, par leur bravoure et leur au- dace, ont permis de rétablir aussi prompte- ment l’ordre dans ce pays et en particulier aux cadres qui les ont dirigées.

Il cite à l’ordre du Corps d’occupation :

Le caporal Collin, N° Mle 22575, de la 5e compagnie de légion :
« Chargé d’escorter un convoi attaqué par les rebelles le 6 juillet à Antokotoko, a fait preuve en le défendant de beaucoup de sang- froid et de courage et est arrivé à destination sans perdre une seule charge. S’est brillamment conduit au combat de Betona, le 8 juillet. »

Le soldat de 1re classe Berger, N° Mle 16874, de la 5e compagnie de légion :
« Bien que blessé de trois coups de sagaie dès le début, est resté à son poste pendant toute la durée de l’action le 26 juin 1899, au combat de l’Ankaramena. »

Le soldat de 1re classe Muller, No MIe 16758 de la 5e compagnie de légion :
« A montré beaucoup de bravoure le 26 juin 1899, dans le combat de l’Ankeramena, où il a été grièvement blessé d’un coup de sagaie au visage. »

Le soldat de 2e classe Messner, N° MIe 22283, de la 5e compagnie de légion :
« A montré la plus grande bravoure jusqu’au moment où il a été mortellement frappé au combat de l’Ankaramena, le 26 juin 1899. »

Le soldat de 2e classe Mertens, N° Mle 23593, de la 5e compagnie de légion :
« Bien que blessé au visage, s’est offert à déblayer les abords du retranchement et a effectué ce travail sous un jet continu de pierres et de sagaies, le 26 juin 1899, à l’Ankaramena. »

Le soldat de 2e classe Adoue, N° MIe 22222, de la 5e compagnie de légion :
« S’est brillamment conduit à l’attaque du repaire de l’Ankaramena, où il a été sérieusement blessé d’un coup de sagaie, le 26 juin 1899. »

Le Général adresse en outre ses félicitations :

Au sergent Régnier, N° MIe 13398, de la 5e compagnie de légion :
« Pour l’énergie et la bravoure qu’il a montrées et pour les efforts que, par son ascendant, il a su obtenir de ses hommes pendant toute la durée des opérations. »

Au sergent-fourrier Tester, N° Mie 12120, de la 5e compagnie de légion :
« Pour le soin qu’il a apporté dans le service du ravitaillement qu’il a toujours parfaitement assuré, malgré les difficultés rencontrées. »

Aux caporaux Cottin, N° MIe 23111, Blinhant, N° Mie 22421, de la 5e compagnie de légion :
« Pour la bravoure et l’endurance qu’ils ont montrées pendant toute la durée des opérations dans le secteur d’Ikongo.»

Au soldat de 2e classe Vaith, N° MIe 21809, de la même compagnie :
« Pour sa conduite à l’affaire de l’Ankaramena, le 26 juin, où, bien que légèrement blessé, il a continué à combattre jusqu’à la fin. »

Aux soldats de 2e classe Stieber, N° Mle 17727, Schmid, N° Mle 22574, de la même compagnie :
« Pour leur bravoure à l’attaque de la position de Tsiamalea, le 24 juillet, où ils sont arrivés les premiers sur la position ennemie. »
[…]

Enfin, le Général décide que le poste de Sahasinaka prendra le nom de Fort Pinel.

Un exemplaire du présent ordre sera remis à chacun des militaires qui y sont dénommés ou envoyé-à leur famille.

Tananarive, le 27 Novembre 1899.
Le Général commandant en chef du Corps d’occupation et Gouverneur Général p. i. de Madagascar et Dépendances,
PENNEQUIN.

Analysis of the commendations and No Matricule mentioned in the report from Madagascar, dated November 27, 1899.

Analysis of Commendations and Military Recognition

Context: The Ikongo Insurrection


The awards and commendations stem from a military campaign in Madagascar, specifically in the Ikongo region, where a well-organized rebellion erupted in May 1899. French colonial forces, including the 5th Company of the Foreign Legion, were deployed to suppress the uprising. The campaign involved ambushes, fortified enemy positions, and prolonged combat through June to September.

Reasons for Commendation
The soldiers and officers were recognized for:
Bravery under fire: Many were wounded yet continued fighting (e.g., Berger, Muller, Vaith).
Heroic conduct in battle: Several distinguished themselves in specific engagements like Ankaramena and Tsiamalea.
Sacrifice: Messner was posthumously honored for his courage until the moment he was fatally wounded.
Leadership and logistics: Non-combat roles like Sergeant-Fourrier Tester were praised for ensuring supply lines under difficult conditions.
Initiative and endurance: Corporals and soldiers were commended for clearing enemy positions and maintaining morale.
These actions reflect the values typically rewarded by the French military: courage, discipline, resilience, and loyalty to command.

Military Registration Numbers mentioned

Each soldier is listed with a unique registration number (Numéro Matricule, abbreviated as “N° Mle” or “N° MIe”). These numbers were used for administrative tracking and identification within the military.

Observations:
The here mentioned numbers range from roughly 12,000 to 23,000.
Lower numbers (e.g., Tester: 12120, Régnier: 13398) likely indicate earlier enlistment dates.
Higher numbers (e.g., Mertens: 23593, Collin: 22575) suggest more recent recruits.
Soldiers with similar numbers (e.g., Messner: 22283 and Adoue: 22222) may have enlisted around the same time or in the same intake group.

Conclusion:
While not definitive without access to enlistment records, the registration numbers likely correlate with the chronological order of enlistment. They may also reflect administrative batches or regional recruitment centers.

To investigate whether there was a correlate with the chronological order of enlistment here the men mentioned grouped by rank and registration number:

Sergeant Régnier 13398
Sergeant-Fourrier Tester 12120
Corporals
Corporal Cottin 23111
Corporal Blinhant 22421
Soldiers
1st Class Soldier Berger 16874
1st Class Soldier Muller 16758
2nd Class Soldier Messner 22283
2nd Class Soldier Mertens 23593
2nd Class Soldier Adoue 22222
2nd Class Soldier Vaith 21809
2nd Class Soldier Stieber 17727
2nd Class Soldier Schmid 22574

The sergeants have lower registration numbers (e.g., 12120, 13398), suggesting earlier enlistment.
The corporals have mid-range numbers (e.g., 22421, 23111)
2nd Class soldiers consistently show higher registration numbers (e.g., 22283–23593), indicating more recent enlistment.
1st Class Soldiers fall somewhere in between (e.g., 16758–16874) which matches the fact soldiers were made soldiers first class mostly based on experience .

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